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Journée Mondiale des luttes paysannes

Le 17 avril 1996, dix-neuf paysans du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre du Brésil (MST) étaient assassinés par des tueurs à la solde de grands propriétaires terriens. Ce massacre a eu lieu alors que Via campesina se réunissait au Mexique. En mémoire de cette tuerie, les membres de Via Campesina ont déclaré le 17 avril Journée mondiale des luttes paysannes. Partout dans le monde, les paysans – qui forment plus de la moitié de la population de la terre -sont touchés par le rouleau compresseur de la globalisation des échanges économiques et culturels. Les luttes paysannes concernent autant le droit à la terre que le droit à la transmission des semences. Dans plusieurs régions du monde, les luttes paysannes sont réprimées dans le sang et font des centaines de victimes annuellement. Plusieurs meurent sous les balles, mais autant se suicident, acculés à la faillite et à la misère par les propriétaires fonciers, les multinationales de l’agroalimentaire et des biotechnologies et des gouvernements complices.

Chaque année, le 17 avril est une occasion de sensibiliser la population aux luttes des paysannes d’ailleurs et d’ici.

Via Campesina est un mouvement international qui coordonne les luttes de plus de 70 organisations de paysannes, de travailleurs agricoles, de femmes rurales, de communautés indigènes provenant des cinq continents. Via Campesina est un mouvement indépendant de toute organisation politique, économique ou religieuse. Elle est composée par des organisations nationales ou régionales dont l’autonomie est respectée. L’organisation fut créée en 1993 en Belgique et elle a défini ses grandes orientations en 1996, au Mexique. Le secrétariat international est situé au Honduras. Via Campesina poursuit les objectifs suivants : accroître le pouvoir de négociation des paysans dans leur pays respectifs et améliorer leurs conditions de vie; favoriser la participation des femmes à l’organisation politique, sociale et économique; défendre la souveraineté alimentaire et la propriété collective des semences; élaborer des solutions sur les enjeux des réformes agraires, des biotechnologies, du commerce international et de la protection de l’environnement. www.viacampesina.org

L’exemple Québecois

Au Québec, le syndicat agricole Union paysanne cherche depuis 2001 à faire renverser le monopole syndical que détient l’Union des producteurs agricoles (UPA). Le Québec est le seul pays industrialisé où la loi impose un monopole dans la représentation des agriculteurs. L’Union paysanne fait la promotion d’un modèle agricole fondé trois grands principes :

  1. Une agriculture paysanne à échelle humaine, aux cultures diversifiées, qui respecte l’environnement et qui produit des aliments de qualité.
  2. L’occupation des campagnes par les paysannes, les citoyennes et les entreprises de transformation alimentaire. La solution du repeuplement des campagnes passe par le retour des emplois agricoles et de la petite transformation alimentaire, dans une logique de terroirs et de qualité alimentaire.
  3. L’inclusion des agriculteurs et des consommatrices dans un syndicat “citoyen” qui considère le modèle agricole comme un choix de société. L’Union paysanne est membre de Via Campesina.

Journée Mondiale de l’Art

Il y a des journées mondiales sur des thèmes graves et d’autres sur des thèmes beaucoup plus futiles… mais un observateur averti se sera rendu compte que la sphère artistique est particulièrement délaissée. Juste une journée mondiale de la poésie célébrée le 21 mars de chaque année…

Alors, une journée mondiale consacrée à l’art est en soi une bonne nouvelle. Et pas seulement pour les artistes. Pour nous tous, citoyens de base, aptes à nous laisser attirer par l’art, quelle que soit sa forme d’expression !

La première journée mondiale de l’art a été organisée en 2012, à l’initiative de l’International  Asso­ciation of Art (IAA) appuyée par l’UNES­CO.

En pratique, de nombreuses manifestations sont organisées dans de nombreux pays, autour de l’art et des artistes. Il est difficile de les relayer toutes, aussi nous laissons chaque internaute faire le tour des expositions organisées dans sa région !

Journée mondiale du travail social

Le but de cette journée est de mettre en évidence l’utilité du travail des “professionnels de l’action sociale”. Il s’agit d’une journée relativement ancienne puisque sa première édition remonte à 1983.

Chaque année, un thème est retenu. Après 2015, où nous étions invités à réfléchir sur la question de la dignité humaine, 2017 propose une réflexion sur le développement durable. Des thèmes “dans l’air du temps”.

Dignité de la personne humaine et développement durable

L’action sociale n’est plus vécue uniquement comme un “service social” mais bien comme un “service à la personne” dans un environnement à préserver et promouvoir. La journée 2017 associe le respect de la personne humaine et celui de son cadre de vie à respecter dans une optique de “développement durable”.

Journée Internationale de la francophonie

Pour rappel, la date du 20 mars a été retenue en commémoration de la signature, le 20 mars 1970 à Niamey (Niger), du Traité portant création de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), première institution intergouvernementale de la Francophonie devenue en 1998 l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF). L’Agence est l’opérateur principal de l’Organisation internationale de la Francophonie.

L’organisation internationale de la Francophonie mène, sous la houlette de son secrétaire général, Abdou Diouf, de nombreuses actions pour promouvoir la francophonie dans le monde entier et son site internet “La Voix de la diversité” est une source d’information très riche.

Journée mondiale d’action contre la guerre (d’occupation en Irak)

ndlr : Cette journée a été célébrée en 2005 mais semble bel et bien tombée en désuétude par la suite. Elle est néanmoins présente dans ce site à titre de témoignage.

Deux ans après ce que le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, qualifiait toujours d’invasion illégale de l’Irak, une journée mondiale d’action contre la guerre d’occupation qui sévit toujours en Irak a eu lieu le 19 mars 2005.

L’invasion sous le prétexte mensonger des armes de destruction massive a été suivie par d’autres mensonges et d’autres violations du droit international. En effet, sous couvert de vouloir libérer le peuple irakien puis de vouloir rétablir sa sécurité, plus de 100 000 civils ont été tués, des villes entières ont été saccagées, des milliers de personnes sont emprisonnées arbitrairement et souvent torturées. Sous prétexte de remettre l’Irak sur le chemin de la prospérité, le vice-roi étasunien Paul Bremer, avec les gouvernements ‘provisoire’ puis ‘intérimaire’ nommés par lui, ont illégalement voulu privatiser massivement l’économie irakienne pour la rendre conforme à leur credo néolibéral ; le taux de chômage est maintenant de plus de 60 %, la malnutrition aiguë chez les enfants a plus que doublé, l’eau potable et l’électricité ne sont pas plus disponibles qu’au lendemain de l’invasion. Au nom de la reconstruction, les envahisseurs étasuniens se sont octroyés des contrats mirobolants, souvent sans appel d’offres et les fonds irakiens ont été dilapidés sans contrôles.

Tout cela démontre amplement que l’intervention des États-Unis et de leurs alliés en Irak s’inscrit dans une logique de domination, non de libération. Dans ces conditions, le Canada ne devrait d’aucune façon contribuer à la formation des forces militaires ou policières irakiennes.

Les États-Unis proclament que l’Irak représente le front principal de la “guerre contre le terrorisme”. De notre côté, nous nous opposons à cette soi-disant “guerre contre le terrorisme”, au militarisme et à l’état policier dans lesquels cette orientation nous entraîne.

En conformité avec le droit international, nous exigeons que le Canada condamne toutes les guerres d’occupation (ex. Irak, Palestine), qu’il rejette toute notion de “guerre préventive” et qu’il refuse de participer aux missions militaires qui en découlent. Concrètement, alors que le Canada s’apprête à augmenter le nombre des troupes canadiennes en Afghanistan et à déployer des unités de combat dans la région de Kandahar, nous exigeons au contraire leur retrait immédiat.

Nous demandons également que le Canada révoque toutes les lois et abolisse toutes les procédures judiciaires qui vont à l’encontre des règles fondamentales de droit et qui bafouent les droits humains. En particulier, nous demandons le retrait de la loi C-36 et l’abolition des certificats de sécurité.

Nous demandons finalement que les quelques 13 milliards de dollars supplémentaires, annoncés pour les dépenses militaires et ” sécuritaires ” dans le dernier budget canadien, soient plutôt consacrés au développement d’une société plus équitable, ici et ailleurs, seule véritable garantie de la sécurité de tous.